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Jacques GANDINI, le DPM de base

Le Maroc, Jacques Gandini est tombé dedans quand il était petit : en effet, son géniteur y œuvra dans les travaux publics dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et junior usa ses fonds de culotte (courte) à l'école primaire du quartier Bourgogne de Casablanca. Le dimanche matin, avec son père, la grande piscine Georges Ortlieb n'avait plus de secret pour eux.

jacques gandini et hoceine ahalfi

Plus tard, dans les années soixante, c'est grâce au Club Méditerranée d'Agadir qu'il fit connaissance avec le Sud ... une époque où la route s'arrêtait à Goulimine ; ensuite, c'était la piste, soit pour Tan-Tan, soit pour Assa, Akka, Tata, etc ... Il eut la chance d'être présent à l'ouverture de l'hôtel du Club à Ouarzazate, puis plus tard, de celui de la place Jemaa el Fna à Marrakech, en même temps qu'il enchaînait les transsahariennes Agadir-Djerba, au programme des excursions du club.
Passionné par le Sahara, il fait des infidélités au Maroc pour les grands espaces sahariens de l'Algérie, en même temps qu'il ouvre, à Nice puis à Paris, sa librairie spécialisée. A la fin des années quatre-vingt, il débute dans l'édition en re-publiant quelques ouvrages anciens sur le Sahara tout en continuant ses voyages dans le désert, plutôt en randonnées pédestres ou chamelières qu'en 4x4. Puis, c'est le Tassili des Ajjers et ses peintures qui l'attirent : chaque hiver, il va y passer plusieurs semaines pendant que son épouse s'occupe de la librairie et des éditions. De fil en aiguille, le directeur du Parc du Tassili lui propose de réaliser un guide pour les touristes qui affluent chaque hiver. Au cours de l'hiver 93-94, parti plusieurs mois à Djaget pour en réaliser l'iconographie, il est contraint de quitter l'Algérie pour des raisons de sécurité; le guide ne sortira jamais. De retour chez lui, dans le Gard, un peu désemparé, il rencontre Christian Putaud, rentré d'une reconnaissance en Libye, qui lui propose de participer au prochain voyage de son agence dans le Fezzan.
Ainsi débuta une grande et belle aventure de six années dans un désert encore vierge de touristes. En 1994, retour de ce voyage, il s'attelle à la rédaction du premier volume de la collection des Guides 4x4 Jacques Gandini. Ainsi paraîtront la Libye du Sud-Ouest (3 éditions) et la Libye du Sud-Est (2 éditions). Il réussit à retrouver la fameuse source où Théodore Monod avait découvert en 1940 la plante qui porte son nom. Les coordonnées GPS qu'il lui communiquera permettront au célèbre explorateur d'y faire un de ses derniers voyages. En 2000, tout bascule : la nouvelle législation libyenne n'autorise plus les fanas de désert à y circuler en liberté. Heureusement, dès 1999, des utilisateurs de ses livres, qui cherchaient à s'occuper avec leur 4x4 pendant l'été, lui avaient suggéré de s'intéresser au Maroc. Ainsi est né le premier guide d'une longue série, Pistes du Maroc à travers l 'histoire Tome 1, consacré au Haut Atlas. En même temps, paraissait le Guide des Pistes du Sud tunisien, un pays qu'il connaît bien depuis son passage au service des excursions du Club Méditerranée : les pistes autour de Tataouine, Chenini, Douze et Nefta n'ont plus de secret pour lui. Déjà, à l'époque, le Club évitait de passer par Ksar Ghilane, sous prétexte qu'on y rencontrait trop de touristes.
A partir de 2000, en compagnie d 'Hoceine Ahalfi, son assistant marocain qui travaille toujours avec lui aujourd'hui, débute une aventure d'un autre genre, la découverte des pistes marocaines, favorisée par le grand boum du véhicule tout-terrain en Europe. On ne va pas dresser la liste de sa production, mais avec une bonne cadence, le DPM* de base publie chaque année un guide 4x4 sur une nouvelle région du Maroc, rééditions mises à jour et augmentées incluses. Le Maroc n'étant pas reconnu comme un vrai désert, il sut convaincre, pour ses lecteurs, les hautes autorités militaires marocaines d'ouvrir le Sahara occidental, zone où jusque-là la présence d'un quelconque 4x4 de touristes était loin d'être appréciée hors de la route du bord de mer. Dans la foulée, deux voyages en Mauritanie lui permirent de rajouter ce désert à sa collection. Pour terminer on doit avouer que Jacques Gandini a le flair du désert : après avoir fait aimer le Sahara libyen, c'est maintenant au Sahara marocain qu'il exerce ses talents de découvreur d'itinéraires.
 

*DPM : Découvreur, Dévoreur; Dégustateur de Pistes, Paysage, Peuple et Poussière Marocaine ...